Contenu principal

Que faire si vous êtes anxieux ou inquiet au sujet du coronavirus (COVID-19)

La vie est incertaine. Nous le savons tous, et cela peut rendre les gens anxieux. Toutefois, il y a des moments où les événements mondiaux entraînent une incertitude encore plus élevée dans la vie quotidienne, ce qui peut nous rendre encore plus anxieux que nous le sommes habituellement. L’éclosion du coronavirus est l’un de ces moments pour de nombreuses personnes. Comment gérer cette anxiété et cette inquiétude en ces temps incertains ? Voici quelques suggestions.

Faites preuve d’auto-compassion

Même les personnes qui ne ressentent pas habituellement d’anxiété sont maintenant plus inquiètes et plus angoissées.

Alors : ne soyez pas trop dur(e) avec vous-même si vous ressentez plus d’anxiété qu’à l’habitude.

Si vous avez pratiqué la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), vous avez probablement déjà l’habitude de tolérer l’incertitude. Félicitez-vous d’avoir fait de votre mieux pour faire face à une situation difficile.

Limitez les nouvelles et débranchez-vous des réseaux sociaux

Il est compréhensible que le coronavirus soit le sujet principal de la plupart des médias. De même, les personnes présentes sur les réseaux sociaux partagent des informations et des histoires, dont certaines sont exactes mais d’autres s’éloignent de la réalité. Le grand public est intéressé et veut connaître les derniers développements. Pourtant, lorsque notre attention est attirée sur quelque chose, nous sommes plus susceptibles de nous concentrer sur cette dernière et de continuer à y réfléchir. Au fur et à mesure que nous réfléchissons et que nous nous concentrons sur le coronavirus, la PERCEPTION de la menace augmente (pas le risque réel mais notre perception de celui-ci). En limitant ou en éliminant l’exposition aux médias, vous pouvez vous aider à gérer votre propre anxiété et vos propres inquiétudes. Si vous ne pouvez pas éliminer l’exposition aux médias, contrôlez-la. Veillez à ce que vos informations proviennent uniquement de sources fiables, telles que :

Si vous écoutez ou lisez les nouvelles, essayez de limiter la fréquence d’exposition à ces dernières :

  • Engagez-vous à ne les consulter que deux ou trois fois par jour.
  • Fixez une heure régulière pour consulter les nouvelles tous les jours. En standardisant les moments où vous les consultez, vous pourrez y penser moins souvent et vous éviterez de lutter contre vous-même pour les consulter.
  • Désactivez les alertes en lien avec les nouvelles sur votre téléphone afin de recevoir les mises à jour lorsque vous le souhaitez.
  • Il peut également être utile de compter sur votre famille et vos amis pour vous fournir des mises à jour importantes, ce qui rendra inutile de consulter les nouvelles.

Arrêtez de parler du coronaviru

Les collègues de travail discuteront du coronavirus et la famille et les amis partageront les derniers développements couramment. Toutefois : cela fait en sorte que nous continuons à y réfléchir, ce qui influencera notre sentiment de menace/risque.

Pour y remédier, n’engagez pas la conversation et changez de sujet s’il est abordé. Si vous vous sentez à l’aise de le faire, demandez à vos amis et à votre famille de ne pas discuter avec vous des mises à jour sur le coronavirus.

Non seulement cela vous aidera à vous sentir moins anxieux, mais cela aidera aussi les autres.

Protégez-vous

Une bonne hygiène des mains – bien que la COVID-19 soit un nouveau virus, il s’agit toujours d’un virus et le lavage des mains reste l’un des meilleurs moyens de se protéger. Suivez les directives de votre agence de santé publique locale, de Santé Canada ou de l’Organisation mondiale de la santé.

Se laver les mains pendant 20 secondes à l’eau chaude est une protection suffisante. Ne réglez pas de minuterie, car cela créerait un faux sentiment de sécurité et de certitude. N’oubliez pas que nous vivons dans un monde incertain et que nous devons être capables de tolérer une certaine incertitude.

Évitez de vous toucher le visage – les virus pénètrent dans notre corps par les yeux, le nez et la bouche. Le coronavirus peut également être inhalé si vous vous tenez près d’une personne qui tousse ou éternue sans se couvrir le nez ou la bouche. De même, un lavage excessif des mains peut entraîner une sécheresse, des gerçures et des fissures de la peau, ce qui, ironiquement, constitue un autre point d’entrée du virus. Utilisez une crème hydratante après le lavage pour aider à combattre la peau sèche. De nombreuses personnes se touchent le visage par habitude. Les habitudes peuvent être modifiées si vous vous y engagez.

La distanciation sociale – pendant la période où le coronavirus est actif, il peut être raisonnable d’éviter les salutations habituelles, telles que la poignée de main, l’accolade et le baiser, et de laisser une distance d’un mètre (3 pieds) entre vous et une personne qui présente des symptômes. Il est important de suivre les recommandations de votre agence de santé locale (et non ce que l’anxiété ou l’inquiétude vous dit de faire). Si le nombre de cas change dans votre région, l’agence de santé locale aura les recommandations à suivre les plus à jour.

Et surtout, pour prévenir la propagation du virus, si vous ne vous sentez pas bien et que vous avez de la fièvre ou une toux, restez à la maison et limitez les contacts avec les personnes de votre ménage

Le coronavirus et les voyages

La situation en lien avec le coronavirus évolue rapidement. Consultez les autorités nationales pour les conseils en matière de voyages à jour (p. ex., de l’OMS et du gouvernement du Canada). Certains fournisseurs d’assurance voyage ont déjà cessé de rembourser les annulations dues au coronavirus, et il est probable que d’autres compagnies d’assurance feront de même. Si vous devez prendre l’avion, ou si vous choisissez de le faire, et que vous décidez de souscrire une assurance voyage, prenez le temps de lire les petits caractères et de poser des questions en cas de doute.

 

Merci aux membres du comité scientifique Maureen Whittal, Lynn Miller et Melisa Robichaud d’avoir créé cette ressource.

Cet article est également disponible en Punjabi. Veuillez cliquer ici pour le voir en Punjabi.