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Trouble panique et agoraphobie

Les enfants et les adolescents ayant un trouble panique subissent des attaques de panique inattendues et répétées. Il s’ensuit généralement au moins un mois d’inquiétude à l’idée d’avoir d’autres attaques ou une crainte que quelque chose de désastreux se produise en raison de l’attaque de panique (comme devenir fou, perdre le contrôle ou mourir), ou des changements majeurs de comportement pour éviter une autre attaque (p. ex., éviter de faire de l’exercice).

En plus d’un trouble panique, de nombreux enfants et adolescents peuvent développer une agoraphobie, bien que ces deux diagnostics puissent exister indépendamment, de sorte que les jeunes peuvent avoir un trouble panique, une agoraphobie ou les deux. Les jeunes qui souffrent d’agoraphobie ressentent une peur importante de se retrouver dans au moins deux endroits où ils pourraient être incapables d’obtenir de l’aide ou d’où il semble difficile de s’évader, et, par conséquent, ils éviteront autant que possible de se retrouver dans de ces lieux. Voici des exemples : utiliser les transports en commun, se trouver dans des espaces clos (comme des théâtres ou des magasins) ou prendre des ascenseurs; se trouver dans des espaces ouverts (comme des terrains de soccer ou des ponts) ou être seul à l’extérieur de son domicile.

Faits

  • Bien que les jeunes enfants puissent avoir des attaques de panique, le trouble panique apparaît généralement à la fin de l’adolescence.
  • Les filles sont plus susceptibles que les garçons d’avoir à la fois des attaques de panique et l’agoraphobie, et sont donc deux fois plus susceptibles que les garçons de développer un trouble panique ou l’agoraphobie.
  • Environ 2 % des adolescents ont un trouble panique et 2 % souffrent d’agoraphobie.
  • Les enfants et les adolescents qui ont des antécédents familiaux d’anxiété ou de dépression présentent un risque accru de développer un trouble panique.
  • Les problèmes associés au trouble panique et à l’agoraphobie comprennent une faible estime de soi, un mauvais rendement scolaire, des problèmes relationnels avec les pairs et la famille, des difficultés à se séparer de ses parents ou à faire la transition de la maison à l’école, des problèmes de sommeil, la dépression ainsi que la consommation de drogues ou d’alcool.

Signes et symptômes

Une attaque de panique est un épisode soudain de peur ou d’inconfort intenses, dont les symptômes atteignent leur sommet d’intensité et s’atténuent en quelques minutes. Elle est accompagnée d’au moins quatre des pensées et sensations physiques suivantes :

  • Palpitations ou cœur battant la chamade
  • Transpiration
  • Secousses ou tremblements
  • Essoufflement ou sensation de suffocation
  • Sensation d’étouffement
  • Douleur ou gêne à la poitrine
  • Frissons ou bouffées de chaleur
  • Nausées ou maux d’estomac
  • Étourdissements ou vertiges
  • Sentiment d’irréalité ou de détachement de soi (déréalisation)
  • Engourdissement ou sensations de picotement
  • Peur de perdre le contrôle ou de « devenir fou »
  • Peur de mourir

Les acouphènes ou les cris ou les pleurs incontrôlables ne devraient pas être considérés comme l’un des quatre symptômes. Outre les sensations physiques et les pensées qui surviennent lors d’une attaque de panique, il y a aussi une variété d’émotions et de comportements courants.

Émotions :

  • Anxiété/peur
  • Terreur
  • Colère
  • Honte
  • Gêne
  • Impuissance

Comportements :

  • Éviter de se rendre dans des endroits où une attaque de panique s’est déjà produite
  • Transporter des médicaments, de la gomme à mâcher ou une bouteille d’eau
  • Refuser d’aller à l’école
  • Pouvoir communiquer avec une personne responsable de la sécurité par téléphone ou messagerie texte en tout temps
  • Manquer l’école
  • S’asseoir près d’une sortie ou dans un siège côté couloir
  • Porter des vêtements amples, aérés ou moins contraignants
  • Éviter l’exercice, la caféine ou toute autre activité qui anime le corps

Remarque :
Le taux d’attaques de panique augmente à l’adolescence, et si votre enfant en subit une, cela ne signifie pas qu’il souffre d’un trouble panique. Les attaques de panique deviennent problématiques lorsqu’une personne est inquiète à l’idée de subir d’autres attaques, ou qu’elle craint que quelque chose de désastreux n’arrive à cause d’une attaque de panique. De plus, des attaques de panique peuvent survenir dans le contexte d’autres troubles anxieux. Par exemple, les enfants ou les adolescents qui ont une phobie des chiens peuvent avoir une attaque de panique lorsqu’ils se trouvent près d’un chien. Dans ce cas, cependant, l’attaque de panique est attendue, et l’enfant craint le chien, et non l’attaque de panique. Dans le trouble panique, les attaques de panique sont inattendues ou il n’y a aucune raison évidente pour que l’attaque de panique ait lieu.

Situations et conséquences courantes

  • Fréquentation scolaire
  • Sortie avec des amis
  • Sorties éducatives
  • Utilisation des transports en commun
  • Voyages
  • Réduction de l’autonomie
  • Chercher du réconfort

Incidence du trouble panique et de l’agoraphobie sur l’enfant à différents âges

Les enfants, surtout s’ils sont jeunes, peuvent avoir de la difficulté à décrire leurs symptômes. Ils sont plus susceptibles de parler de leurs symptômes physiques, comme les palpitations, les problèmes digestifs, les douleurs thoraciques ou les nausées, plutôt que de leurs symptômes psychologiques, comme la peur de « devenir fou ». Les jeunes enfants en pleine attaque de panique peuvent devenir soudainement très effrayés ou bouleversés sans raison apparente. Ils peuvent insister sur le fait que quelque chose ne va pas ou que quelque chose de désastreux va arriver; cependant, ils peuvent être incapables d’identifier exactement ce qui va arriver. Vous pourriez plutôt remarquerez un changement de comportement, comme le fait d’être particulièrement collant, de pleurer, de faire des crises de colère et de refuser de faire des activités qui n’étaient pas problématiques auparavant.

Au tournant de l’adolescence, les enfants deviennent plus habiles à décrire et à exprimer leurs sentiments et leurs expériences intérieures. Ainsi, les adolescents peuvent avoir davantage de facilité à décrire une attaque de panique que les jeunes enfants. En outre, le terme « attaque de panique » est couramment utilisé dans la société occidentale, de sorte que de nombreux jeunes connaissent possiblement déjà ce terme et sont capables de dire qu’ils ont eu une attaque de panique et de fournir des détails. Cependant, malgré l’emploi courant de ce terme, les adolescents pourraient être gênés par leurs symptômes et pourraient ne pas vouloir discuter ouvertement du problème De plus, les enfants et les adolescents ne sont pas tous capables de reconnaître que leur comportement est extrême ou déraisonnable dans une situation donnée. Encourager en douceur votre adolescent à partager avec vous ce qui se passe peut être une bonne stratégie, plutôt que de lui dire qu’il n’y a rien à craindre.

Remarque : Si vous pensez que votre enfant souffre du trouble panique, il est recommandé de l’amener voir un médecin de famille pour un examen médical. La présence d’autres problèmes médicaux (comme le diabète, les troubles de l’oreille interne, l’hypoglycémie ou les problèmes thyroïdiens), la consommation excessive de caféine ou les effets indésirables à un médicament (comme les médicaments contre l’asthme) peuvent jouer un rôle dans l’anxiété ou les réactions semblables à la panique de votre enfant.

Cette vidéo a été enregistrée en anglais et n’est pas disponible en français.

Mon plan contre l’anxiété (MPA)

MPA est conçu pour fournir aux enfants et aux adolescents atteints d’anxiété des stratégies et des outils pratiques pour gérer l’anxiété. Pour en savoir plus, visitez notre site Web Mon plan contre l’anxiété.